07 octobre 2026
Tesla essaie d'impressionner les régulateurs en Europe avec des chiffres jugés comme bidons par les experts
16 septembre 2026
Tesla ajoute la Slovénie aux pays adoptant le FSD supervisé
A l'approche d'un vote au niveau européen va décider de son adoption ou pas à l'échelon européen, et prévu en principe le 6 octobre, Tesla a convaincu un pays de plus.
Il s'agit de la Slovénie.
Ce pays d'Europe centrale vient s'ajouter à une liste qui comprend donc les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l'Estonie et la Lituanie.
Rappelons qu'il s'agit d'une assistance de niveau 2 nécessitant une supervision humaine. Contrairement au narratif Tesla, et à ce qui est relayé sur les réseaux sociaux (avec parfois l'image du Cybercab), ce n'est pas un système autonome.
02 septembre 2026
La transparence à degré variable de Tesla pour le FSD
Critiqué pour son manque de transparence, Tesla a donc décidé de partager des données sur le système FSD Supervised.
Un exercice qui ne doit rien au hasard. La marque table sur un possible vote à l'échelle européenne le 6 octobre.
Ce vote est capital, car Tesla a besoin d'une autorisation pour continuer son storytelling auprès des investisseurs.
Et si jamais l'Europe dit non, l'exemption accordée en avril deviendrait caduque, entraînant également son annulation en Belgique, au Danemark, en Estonie et en Lituanie.
Le constructeur publie donc un tableau de bord. Que faut-il en retenir ?
Tesla en Chine : FSD limité, rappel massif et une concurrence affûtée
Volkswagen et Toyota font les frais d'un marché chinois qui se durcit, avec une concurrence de plus en plus féroce.
Ce sera peut-être demain le cas de Tesla, dont l'Empire du Milieu est le second marché.
En 2019, le constructeur américain débarquait à Shanghaï avec une giga factory. 7 ans plus tard, son usine se réoriente vers l'exportation, en raison d'un marché saturé.
Le plus grand marché du monde est en déclin, en raison des surcapacités et d'une guerre des prix mortifère. BYD, Geely, Xpeng, Li Auto et Xiaomi se disputent les premières places, face à Tesla qui n'a pas renouvelé sa gamme et doit faire des promotions pour se maintenir.
Et des questions se posent sur le FSD, que BYD concurrence avec son God'Eye et Xpeng avec sa navigation assistée en ville.
31 août 2026
Les clients de Tesla jouent au con avec le FSD et se filment (donc ils sont vraiment cons)
Dans un article assez gênant, le site Electrek (qui fait partie des rares sites pro-électrique à critiquer Tesla) relate les publications de clients de la marque, qui se filment en train de détourner le système FSD Supervisé.
Ils publient des vidéos où on les voit dormir sur l’autoroute, jouer avec une manette, regarder la télévision en direct, répondre à des e-mails sur un ordinateur portable. Ces contenus reprennent le slogan « regarde ce que ma Tesla me laisse faire » sur Instagram, TikTok et X.
Et ils sont contents en plus.
Cela prouve deux choses : un, que le système de Tesla est facile à détourner et donc mal conçu ; deux, que les clients (et fans, car c'est quasiment une secte) font une confiance aveugle au FSD. Dans les deux cas, c'est une catastrophe.
24 août 2026
Les miles en mode autonome de Tesla et de Waymo ? Du flan, selon un expert américain
je suis sur LinkeIn un expert américain de la voiture autonome, Philip Koopman, qui est de l'Université de Carnegie Mellon. Et je viens d'en découvrir un autre, John Linland.
Cet expert du design en sécurité fonctionnelle, qui a travaillé pour Fiat-Chrysler et TuSimple, fondateur de la société QualSAT, remet en cause les millions de miles en mode autonome qui sont avancés comme la preuve que les systèmes autonomes sont prêts et efficaces.
Il n'en est rien.
Dans un post qui gagne à être connu, il publie un article de 25 pages qui appuie le propos. Lindland explique que, ce qui compte, c'est le nombre de miles parcourus par le système entre deux changements de configurations.
Or, Tesla et Waymo présentent un kilométrage global. Et c'est là que le bât blesse. Régulièrement, les systèmes se retrouvent en échec, parce qu'ils n'ont pas reconnu une situation à risque. Il y aura alors un changement logiciel, ou un changement de carte. Et le système va repartir sur une nouvelle version.
14 août 2026
FSD : une absence de transparence qui interroge de la part du régulateur néerlandais RDW et de Tesla
D'ici quelques mois, l'Europe pourrait avoir à se prononcer sur l'exemption dont bénéficie Tesla aux Pays-Bas pour de la conduite automatisée mais supervisée, hors autoroute.
L'exemption a été accordée en avril dernier par le RDW, l'organisme local d'homologation, suite à une série de tests.
L'institut avait alors jugé que le système de Tesla était plus sûr que les autres systèmes d'aide à la conduite. Le communiqué peut être consulté ici. Par la suite, le RDW a proposé au reste de l'Europe d'homologuer le FSD, ce qui a convaincu certains pays (Belgique, Danemark, Estonie, Lituanie).
Mais bien d'autres, dont la France et l'Espagne, estiment que le système n'est pas assez sûr et ne se prononceront pas en l'état. Ils attendent une décision à l'échelle européenne.
Tesla étant accusé d'avoir enjolivé ses propres statistiques, un doute s'est installé.
27 juillet 2026
Après la France, l'Espagne refuse également de valider en l'état le FSD de Tesla
Ainsi donc, la France n'est pas le seul pays d'Europe à douter de l'efficacité du système FSD supervisé de Tesla. L'Espagne n'a pas l'intention, non plus, de donner son feu vert en dehors d'une action coordonnée de l'Europe.
L'information est rapportée par un certain Marc Pujol Gualdo, un entrepreneur et développeur de logiciels. Cet espagnol est un fan de Tesla*, d'Elon Musk et du système FSD. Il a d'ailleurs conçu un simulateur de votes en faveur du FSD en Europe...
Ce geek a donc posé par X une question au ministre de l'industrie du pays, le catalan Jordi Hereu.
Lequel lui a répondu pour lui dire que son équipe travaille en coordination avec d'autres pays et la Commission, tout comme la DGT (Direction Générale du Trafic) avec l'ONU. Et il n'y aura pas de décision imminente sans coordination avec l'Europe.
23 juillet 2026
Tesla : la NHTSA exige des documents pour justifier le retrait des radars au profit des caméras
Le storytelling autour du système FSD qui sauve des vies rencontre des difficultés.
Alors que le ministre des Transports a déclaré hier que la France n'autoriserait pas le FSD Supervisé en l'état actuel, les informations qui viennent des Etats-Unis ne sont pas très rassurantes.
D'une part, Tesla a notifié 207 crashes pour le seul mois de mai 2026 avec l'Autopilot et le FSD. C'est un record que révèle le site Electrek.
Le constructeur est obligé de rapporter à la NHTSA (agence de sécurité routière américaine) ces informations. Mais c'est le seul à instaurer un black out sur la cause des accidents, en caviardant ces rapports - soi disant pour des raisons confidentielles. Et personne d'autre ne peut accéder aux données.
D'autre part, la même NHTSA exige de la part de Tesla des explications autour d'un document interne. Il s'agit d'un doc intitulé "le radar nous sauve", que le constructeur a lui-même envoyé à l'agence de sécurité lors d'un échange préliminaire. Et celle-ci veut comprendre pourquoi Tesla a décidé, en 2021, de retirer les radars de ses voitures pour ne laisser que les seules caméras.
Alors que précisément des accidents ont eu lieu à cause de conditions qui rendent les caméras inopérantes (éblouissement lié au soleil, brouillard et poussière en suspension).
La NHTSA demande d'avoir accès à la documentation technique et tout justificatif qui expliquerait pourquoi Tesla a cru bon de ne miser que sur la caméra. Le constructeur doit répondre avant le 12 août, faute de quoi il serait condamné à une astreinte financière de 27 874 dollars par jour, plafonnée à 139 millions de dollars.
Là encore, Electrek met la pression sur Musk, en écrivant que c'est lui qui a pris la décision, contre l'avis de ses ingénieurs. Et le média en ligne va jusqu'à révéler des échanges de messages où le patron de Tesla reconnaît lui-même que l'ajout du radar donne de meilleurs résultats qu'avec les seules caméras.
Face à ces contradictions, le constructeur se contente de répéter que son système conduit mieux qu'un humain. Et on est prié de le croire sans trop poser de questions.
La France a choisi de ne pas s'en laisser conter. Et les USA exigent des comptes également.
16 juillet 2026
Belgique : la ministre flamande qui a autorisé le FSD a ignoré les réticences de son administration
Annick de Ridder a-t-elle pris un risque et voulu passer pour une "ministre innovante" en autorisant le système FSD supervisé de Tesla ?
C'est la question que pose la presse belge, après les révélations du quotidien De Morgen.
Ce quotidien belge en langue flamande écrit en effet que la ministre de la mobilité a ignoré l'avis de son administration qui exprimait "de très sérieuses réticences" sur l'efficacité du système.
Le département Mobilité et Travaux publics (MOW) estimait en effet que le dispositif de Tesla était peu adapté aux conditions de circulation en Belgique.
Il pointait aussi du doigt plusieurs manquements : certains scénarios non testés, des difficultés à interpréter l'infrastructure (marquage au sol, signalisation, passages à niveau) et la fonction "offset" qui permet de dépasser la vitesse autorisée.
09 juillet 2026
Tesla FSD : comment faire confiance à un système qui ne se rend même pas compte qu'on s'endort au volant ?
Les fans de Tesla nous ont déjà habitué à du grand n'importe quoi, en prenant place parfois à l'arrière de leur voiture, et filmant fièrement leurs exploits, mais là, j'avoue que ça dépasse les bornes.
Au Canada, une femme s'est endormie au volant alors que le système FSD était enclenché. Normalement, le système - qui nécessite la supervision de la conduite - aurait dû déclencher une alerte.
Mais, il n'en a rien été.
Les automobilistes qui se sont retrouvés aux côtés de la Tesla, sur la route Transcanadienne entre Golden et Revelstoke, le 5 juillet, ont pu constater que la conductrice dormait. Et ce, alors qu'elle voyageait avec deux enfants endormis. La voiture filait à 100 km/h.
19 juin 2026
La Suède veut bloquer le FSD de Tesla, car il peut dépasser les limitations de vitesse
Tesla et le FSD, c'est un vrai roman... Et les frasques de la marque américaine donnent d'ailleurs matière à un livre, "Elon take the wheel" qui doit paraître prochainement aux USA sous la plume d'Edward Niedermayer.
Alors que je prenais connaissance aujourd'hui d'un document rédigé par l'expert John Lindland (ex-TUsimple et Qualsat) sur les limites des performances du FSD aux Pays-Bas, voilà qu'on apprend que la Suède se rebiffe.
Selon Reuters, l'autorité suédoise des transports TRV recommande de voter contre le déploiement à l'échelle européenne du logiciel de conduite autonome supervisée de Tesla. Il a envoyé une lettre en ce sens au Comité technique de l’UE sur les véhicules à moteur (TCMV), qui doit se réunir le 30 juin.
Et pourquoi donc ?
Il se trouve que le FSD permet aux utilisateurs de définir une "Speed Offset". Autrement dit, une marge pour dépasser les limitations de vitesse.
12 juin 2026
Le FSD envahit l'Europe ? Pas vraiment non
J'ai lu sur des sites ouvertement pro-Tesla que le FSD allait envahir l'Europe. Cela m'a bien fait rire.
Pour rappel, le système FSD Supervisé (qui n'est pas un système autonome) a fait l'objet d'une première dérogation aux Pays-Bas. Depuis, d'autres pays dont la Lituanie, l'Estonie et plus récemment le Danemark ont décidé aussi de l'autoriser à titre provisoire.
Et dernièrement, c'est la partie flamande de la Belgique qui en a fait de même. Culturellement proche des Pays-Bas, la région des Flandres a donc dit oui au FSD. Mais ce n'est pas toute la Belgique. Et quand je lis aussi que le système est autorisé aux portes de la France, c'est sur la partie la moins étendue de la frontière.
01 juin 2026
Tesla : le buzz et la réalité autour du FSD (et du Cybercab)
Tesla est une marque qui sature l'espace médiatique en matière de conduite autonome.
Au-delà des annonces à répétitions d'Elon Musk, depuis plus de 10 ans, la marque peut bénéficier du soutien de la presse, plutôt bienveillante*, et des influenceurs.
Grâce à des vidéos, le constructeur américain joue la carte de l'opinion. Sans détailler ce qu'il met dans son système FSD (Full Self-Driving), il demande aux Etats de lui faire confiance. Et il demande aussi de façon explicite à ses clients de faire pression sur les régulateurs.
C'est à mon sens de l'ingérence.
A ce stade, Tesla a réussi à décrocher une dérogation aux Pays-Bas pour le FSD en mode supervisé, ainsi qu'en Lituanie. Et il aurait aussi l'accord de l'Estonie.
23 mai 2026
Le système FSD supervisé de Tesla autorisé en Chine : Musk peut dire merci à Trump
C'est sans doute une étape importante pour Tesla. Mais, comme d'habitude, la méthode interroge.
Alors que la Chine a durci sa réglementation, suite à des incidents de système soi-disant autonomes qui avaient provoqué des incidents, le constructeur américain est passé par un trou de souris.
Et c'est grâce au voyage de Donald Trump à Pékin qu'Elon Musk a pu arriver à ses fins. Le patron de Tesla, de nouveau en grâce à la Maison Blanche, était d'ailleurs du voyage.














