Tesla et le FSD, c'est un vrai roman... Et les frasques de la marque américaine donnent d'ailleurs matière à un livre, "Elon take the wheel" qui doit paraître prochainement aux USA sous la plume d'Edward Niedermayer.
Alors que je prenais connaissance aujourd'hui d'un document rédigé par l'expert John Lindland (ex-TUsimple et Qualsat) sur les limites des performances du FSD aux Pays-Bas, voilà qu'on apprend que la Suède se rebiffe.
Selon Reuters, l'autorité suédoise des transports TRV recommande de voter contre le déploiement à l'échelle européenne du logiciel de conduite autonome supervisée de Tesla. Il a envoyé une lettre en ce sens au Comité technique de l’UE sur les véhicules à moteur (TCMV), qui doit se réunir le 30 juin.
Et pourquoi donc ?
Il se trouve que le FSD permet aux utilisateurs de définir une "Speed Offset". Autrement dit, une marge pour dépasser les limitations de vitesse.
De quoi scandaliser la TRV qui, dans sa lettre, souligne "qu’autoriser les systèmes automatisés à dépasser systématiquement les limitations de vitesse légales … risque de compromettre à la fois le cadre juridique et les avantages attendus en matière de sécurité liés à l’automatisation des véhicules". Et la Suède menace de
Il faut quand même savoir qu'aux États-Unis, Tesla offre toute une gamme de modes de conduite qui répondent au nom de Sloth (paresseux) Chill (tranquille), Standard, Hurry (pressé) et même Mad Max. Ce dernier rend la voiture plus agressive. Une conception très éloignée de la sécurité routière et qui n'a pas été reprise en Europe, où il est quand même possible de progresser une vitesse supérieure aux limites en vigueur.
D’autres pays nordiques, notamment la Finlande et la Norvège, ont également fait part de leurs inquiétudes à ce sujet.
En Suède, l’Agence suédoise des transports (STA), l’autorité nationale chargée de l’homologation des véhicules, a fait part de ses préoccupations à Tesla, ainsi qu'à l’autorité de régulation néerlandaise RDW*, notamment lors d’une réunion de deux heures le 4 juin. Le constructeur n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters.
L'approbation de l'UE nécessite une majorité qualifiée de 15 des 27 États membres de l'Union, représentant au moins 65 % de la population. En cas de rejet, l’autorisation provisoire néerlandaise expirerait au bout de six mois, et les autorisations nationales fondées sur cette dérogation seraient également retirées.
*Celle qui a accordé une dérogation aux Pays-Bas, entraînant dans la foulée des autorisations provisoires en Lituanie, en Estonie, au Danemark et en Belgique

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