Ce n'est pas un chinois, ni un américain (encore que, la société a été rachetée en 2017 par le groupe Intel, qui reste l'actionnaire majoritaire).
Cette société israélienne a été fondée en 1999 par le professeur Amnon Shashua, un spécialiste de la vision artificielle à l’Université de Jérusalem.
Son logiciel, basé sur une caméra et des algorithmes sur un processeur, a connu depuis une belle réussite. Pas moins de 230 millions de véhicules dans le monde recourent à ses solutions basées sur la puce EyeQ.
Cet acteur prépare aussi l'arrivée des robotaxis. Il collabore par exemple avec Volkswagen qui, au sein de la marque de mobilité MOIA, entend faire de l’ID Buzz un robot-taxi de niveau 4. Mobileye a aussi des accords avec des firmes aussi variées qu'Uber, Lyft, Verne et des constructeurs chinois comme Geely et Chery.
Et il souhaite désormais jouer un rôle à part entière, comme le stipule un communiqué.
"Mobileye a passé plus de vingt ans à développer les technologies nécessaires à la conduite autonome. Aujourd’hui, nous franchissons l’étape suivante : combiner ces technologies avec la propriété opérationnelle pour créer une activité de robotaxis évolutive financièrement et géographiquement, conçue de A à Z pour un déploiement mondial", déclare Amnon Shashua.
Sans remettre en cause les partenariats en cours, l'acteur israélien de la high-tech étend donc sa palette. Il s'agit de combiner le logiciel Mobileye Drive avec la plateforme Mobility de sa filiale Moovit, de façon à proposer des services de planification multimodale des trajets, de gestion de flottes et de supervision.
Une évolution qui est commentée au sein de la filière.
Mobileye prévoit de démarrer avec 100 véhicules, destinés à être déployés dans une grande ville américaine à partir de 2027. L'objectif est de passer ensuite 17 000 véhicules au cours des cinq prochaines années.

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