27 juillet 2026

Après la France, l'Espagne refuse également de valider en l'état le FSD de Tesla

Ainsi donc, la France n'est pas le seul pays d'Europe à douter de l'efficacité du système FSD supervisé de Tesla. L'Espagne n'a pas l'intention, non plus, de donner son feu vert en dehors d'une action coordonnée de l'Europe. 

L'information est rapportée par un certain Marc Pujol Gualdo, un entrepreneur et développeur de logiciels. Cet espagnol est un fan de Tesla*, d'Elon Musk et du système FSD. Il a d'ailleurs conçu un simulateur de votes en faveur du FSD en Europe...

Ce geek a donc posé par X une question au ministre de l'industrie du pays, le catalan Jordi Hereu. 

Lequel lui a répondu pour lui dire que son équipe travaille en coordination avec d'autres pays et la Commission, tout comme la DGT (Direction Générale du Trafic) avec l'ONU. Et il n'y aura pas de décision imminente sans coordination avec l'Europe. 

Une réponse qui n'a pas plu à ce lascar. Il reproche au ministre de retarder une technologie qui pourrait sauver des vies. 


Sauf, que son propos est complètement discrédité par une image générée par de l'IA, où l'on voit le ministre scruter une balance, avec le plateau de gauche représentant des familles de potentielles victimes, et le plateau de droite où les industriels sont représentés avec des valises d'argent à la main, des cheminées qui fument et une voiture qui ressemble à une Mercedes. 

Le message est clair : selon ce militant pro Tesla, l'Espagne fait le jeu des constructeurs allemands et serait donc corrompue. On retrouve ce qui fait la signature du réseau X : un déversoir de théories du complot et de fake news. 

Si le message de Jordi Hereu est bien exact (il n'apparaît pas sur son compte X), il vient bousculer l'agenda de Tesla. A l'origine, la marque espérait une approbation européenne au 30 juin. Mais, ce n'est pas ce qui s'est passé.

Après avoir réussi à obtenir une dérogation aux Pays-Bas (ce qui a pris plus de temps que prévu), et avoir réussi à convaincre 4 autres pays (Belgique, Danemark, Estonie, Lituanie), Tesla est pris à son propre piège. L'Europe veut en effet s'organiser pour renforcer les règles en matière d'homologation et éviter justement ce type d'émiettement. 

Pour que le FSD supervisé soit officiellement reconnu dans toute l’Union européenne, il faudrait que 15 États membres sur les 27 votent en sa faveur, et surtout qu’il représentent 65 % de la population. 

Or, les signaux contraires se multiplient. La Norvège s'y oppose et l'ETSC (European Transport Safety Council) a écrit aux gouvernements européens pour les appeler à la prudence et faire intervenir des instituts indépendants pour se prononcer sur les impacts en matière de sécurité, plutôt que de se baser sur les arguments du constructeur.

*Il avait même monté une start-up pour analyser les données issue de sa Tesla

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