17 septembre 2026

Cybercab : la NHTSA met la pression sur Tesla pour prouver sa conformité

Toujours à la limite, et tant qu'à faire bien au-delà dès lors qu'il s'agit de tricher, Tesla a anticipé sur la réglementation américaine qui doit légaliser des véhicules sans volant ni pédales. 

Sauf que ce texte n'est pas encore passé. Le Cybercab est donc dans l'illégalité.

Au lieu de demander une exemption et de coopérer avec l'agence de sécurité routière (NHTSA), comme l'a fait Zoox, la filiale d'Amazon, Tesla s'est contenté d'auto certifier son Cybercab. Il a mis des autocollants censés prouver qu'il respecte les standards fédéraux FMVSS. Et il a lancé directement son véhicule en mode robotaxi le 3 septembre. 

C'est pour cela que, dès le lendemain, la NHTSA a ouvert une enquête. Dans son communiqué, l'agence explique que les standards fédéraux s'appliquent avec force. Tesla doit donc expliquer dans quelle mesure il respecte la loi. 

L'affaire s'envenime, car le constructeur a reçu un ordre spécial - envoyé par le secrétaire d'Etat aux transports. Un document juridique qui nécessite une réponse sous serment.

La firme doit répondre à une série de 21 questions d'ici le 30 septembre afin de déterminer s'il a correctement auto-certifié son Cybercab. Tesla doit notamment indiquer si l'installation temporaire de commandes de conduite humaine ou d'autres équipements a servi de base à la certification de conformité de l'entreprise.

La NHTSA veut aussi savoir s'il existe des commandes sur l'écran tactile du véhicule permettant aux occupants de déplacer le véhicule. Elle souhaite également que Tesla réponde à des questions concernant la vitesse maximale, les limites géographiques ou horaires, ainsi que d'autres restrictions imposées aux robotaxis.

Et il faut répondre à toutes les exigences formulées, avec des documents et du concret. 

En vertu de la législation actuelle, les véhicules entièrement autonomes n'ont pas besoin de l'approbation de la NHTSA s'ils sont équipés de volants, de pédales de frein, de rétroviseurs et d'autres caractéristiques propres aux véhicules contrôlés par l'homme.

Si les réponses ne sont pas satisfaisantes, Tesla encourt des sanctions financières (jusqu'à 139 millions de dollars) et même 15 ans de prison. je pense qu'il y a des ingénieurs qui ne doivent pas dormir beaucoup en ce moment...



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