25 mai 2026

SuburVAN : le van autonome à la française

"Visiblement, vous ne connaissez pas SurburvVAN"... C'est en ces termes que j'ai été apostrophé par Carlos Holguin, l'un des cofondateurs de cette société. 

Il réagissait à mon annonce sur LinkedIn de la publication de mon livre "Le poker menteur de la voiture autonome". Je citais des exemples d'opérateurs français comme Beti et Milla. 

Mais, je ne parlais pas de SuburVAN. 

On va donc réparer cet oubli. Et j'y tiens d'autant plus que, lors d'une conférence organisée par le Haut Commissariat au Plan, le 19 mai, je me suis retrouvé assis à côté de Carlos. Et dans la salle, j'ai reconnu puis salué Michel Parent*, qui fait partie (tout comme Christian Sandu) des cofondateurs. 

Ces trois ingénieurs sont passés par l'INRIA, un organisme qui a développé avant tout le monde (et même Google) des véhicules autonomes. Je lui rends d'ailleurs hommage dans la partie historique de mon livre sur le chapitre qui traite du rôle pionnier de la France.

SuburVAN a donc été créé en 2020. L'objectif est de révolutionner le transport collectif de demain grâce aux véhicules autonomes. Et plus particulièrement avec des vans. Une phase d'expérimentation** a débuté entre le bourg de Rocquencourt, dans les Yvelines, et la gare de Vaucresson (Hauts-de-Seine). Un trajet assuré en 10 mn et en mode autonome. 

Mais la preuve de concept a débuté à La Rochelle. Selon la plaquette qui m'a été donnée par Carlos Holguin, SuburVAN a transporté à ce jour plus de 50 000 passagers.

Sur le site de la ville du Chesnay-Rocquencourt, un article présente justement la société. "Nous visons un véhicule sans chauffeur opérationnel en France dès 2027", explique Carlos Holguin.

L’objectif est clair : proposer un service de transport confortable, rapide et plus souple que les bus classiques, avec des trajets de moins de 10 minutes jusqu’aux gares.

*Je me souviens avoir été très dubitatif lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois à la fin des années 90. Mais on a gardé le contact. Et il a eu raison de croire qu'un jour la voiture autonome pourrait voir le jour. 

**Avec le soutien de la Ville du Chesnay-Rocquencourt, de la Région Île-de-France, de l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique), d'Île-de-France Mobilités

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