D'après un article paru sur le site The Information, et que relate l'agence Reuters, le constructeur américain a l'intention de faire rouler des Cybercab sur la voie publique, et avec des employés à bord.
Autrement dit, ses salariés seraient les premiers cobayes du système FSD non supervisé.
Le Cybercab est un gros coup de poker pour la marque. Elle prend en effet le risque de lancer un véhicule sans volant ni pédales, dont il est impossible de reprendre le contrôle quand on est à bord. Le véhicule peut toutefois être surveillé à distance par un centre de commande.
Tesla a préparé les forces de secours locales à cette expérimentation.
Le constructeur a le droit de proposer ensuite des courses payantes, car l'Etat du Texas autorise des véhicules de niveau 4 à opérer sans volant ni pédales, grâce à un système d'auto-certification. Cela dispense Tesla de se conformer aux normes fédérales.
La firme dirigée par Elon Musk ne dispose pas de ce qu'on appelle la Federal Motor Vehicle Safety Standards Part 555 exemption, une disposition qui permet de produire jusqu'à 2 500 véhicules par an sans volant ni pédales. C'est ce qu'a obtenu par exemple Zoox, la filiale d'Amazon.
Il n'est donc pas étonnant de constater que le plus gros des véhicules non supervisés de Tesla (Model Y robotaxi) se trouvent au Texas. Selon le site robotaxitracker.com, sur les 227 véhicules sans chauffeur qui ont été identifiés au sein de la flotte, 152 sont à Austin, 30 à Houston et 26 à Dallas.
De manière anecdotique, il y en a une dizaine en Floride : 6 à Tampa, 3 à Orlando et 2 à Miami. Et il y en 0 à San Francisco, un site où il faut disposer d'une licence en bonne et due forme.
Quant au Cybercab, le même site en a identifié 84 en circulation, dont plus de la moitié à Austin. Ce sont des véhicules de test.
Comme le rapport Automotive World, Tesla essaie de faire du buzz. Ainsi, un concours a été organisé pour gagner une course en Cybercab. Pour s'inscrire, il suffit de faire une course en robotaxi (jusqu'au 23 août. Il s'agit de rassurer les investisseurs.
Mais le constructeur américain est un nain par rapport à Waymo. Il revendique 380 000 miles sans conducteur dans différents hubs en juillet, contre plus de 220 millions de miles enregistrés par Waymo depuis le lancement du service commercial en 2020.
De plus, il faut convaincre sur la sécurité. 45 incidents impliquant Tesla ont été enregistrés depuis le début, dont 4 dans les derniers 90 jours. Et sa responsabilité est engagée dans 39 % des cas. Au regard de sa flotte, Waymo a cumulé beaucoup plus d'incidents (1 117), mais ce n'est de sa faute que dans 11 % des cas.

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