31 juillet 2026

Selon une étude indépendante, Waymo réduit le risque d'accident de 68 %, mais...

L'intérêt vient du fait qu'il s'agit d'une étude indépendante, menée par l'IIHS (Insurance Institute for Highway Safety). Et non de chiffres fournis par Google.

Il s'avère que, par mile parcouru, les robotaxis de Waymo déployés à San Francisco, Phoenix, Los Angeles et Austin ont été impliqués dans 68 % de moins d’accidents que les conducteurs humains, ont découvert des chercheurs. 

Ces voitures sans conducteur sont plus sûres que les conducteurs humains — qui peuvent être en état d’ébriété, somnolentes ou subir des manques d’attention" selon le président de l’IIHS, David Harkey. Qui précise : "Cependant, le système actuel de collecte de données n’est pas assez performant pour permettre un suivi continu d’une expansion à grande échelle".

Pour déterminer qu'un système automatisé est plus sûr, la seule base de référence est ce qu'on appelle le règlement SGO (Standing General Order ) concernant le signalement des accidents impliquant des systèmes de conduite automatisée, mis en place depuis 2021 par la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration), l'agence de sécurité routière américaine. 

Cette base de données SGO a été créée pour suivre les défauts et faire respecter les rappels. Mais, ni cette base, ni celle de la Californie (qui réclame depuis 2014 que les accidents soient répertoriés) ne facilitent la comparaison des taux d’accidents des véhicules de niveau 4 avec ceux des conducteurs humains.

Les chercheurs de l'IHHS ont dû aller fouiller dans les rapports de crash soumis à la NHTSA par Cruise, Waymo, Zoox et d’autres entre 2021 et 2024. Et ils ont traité les données pour qu'elles soient comparables.

L'étude précise aussi que les véhicules Waymo ont parcouru environ 50 millions de miles en autonomie pendant la période étudiée, contre environ 222 milliards de miles pour des conducteurs humains sur la même période et aux mêmes endroits.

Ce qu'on peut en retirer ? "Ce sont des signes encourageants pour l’avenir des véhicules autonomes", pour Eric Teoh, directeur des services statistiques de l’IIHS et auteur principal de l’étude. "Nous devons maintenant maîtriser le système de collecte de données, afin de garantir que ce niveau de sécurité continue à mesure que ces technologies deviennent plus répandues".


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