27 mai 2026

Milla plaide pour une souveraineté européenne

Tout comme Beti, Milla Group a été snobé par les travaux du Haut Commissariat au Plan. Comme quoi, en équipe de France, on peut aussi jouer contre son camp.

Milla ? Basée dans les Hauts-de-Seine, la structure existe depuis 2017. Elle est le fruit d’une association entre ISFM (Intelligent Systems For Mobility : une société d’ingénierie spécialisée dans la conduite autonome, créée par un ancien* de VEDECOM et de Renault) et la société OBH (design, conception d’IHM, gestion de flottes). 

Elle propose toute une gamme de véhicules autonomes (de la voiture au mini bus, pour une capacité de transport de 6 à 19 personnes, sans oublier le véhicule de livraison), ce qui est unique au monde. 

Milla Group a expérimenté ses solutions à Vélizy, près de Paris, à Aix-en-Provence (entre la gare TGV et un campus de recherche) et à Antibes (Port Vauban). Cet acteur a aussi remporté un appel d’offres à Helmond, aux Pays-Bas. 

L’entreprise entend se positionner comme maître d’œuvre dans les projets de mobilité. Elle a toutes les compétences requises, de la conception du véhicule jusqu'au rôle d'opérateur, en passant par la maintenance. Elle a ainsi développé Life on Maps : le premier système d’exploitation du transport public multimodal intégrant aujourd’hui les navettes autonomes. 

Que nous dit le patron de Milla. "Je partage l’ambition européenne autour des véhicules autonomes. Mais il est difficile de défendre une stratégie industrielle européenne tout en finançant  des technologies chinoises, directement ou indirectement via les opérateurs", partage-t-il dans un post sur LinkeIn.

Et de rappeler que le métier de Milla est de proposer des plateformes de mobilité automatisée opérées : véhicules, supervision, logiciels AD et industrialisation. "Dissocier ces briques est une erreur stratégique. Choisir des technologies non européennes, c’est créer de nouvelles dépendances", souligne Frédéric Mathis.

La filière en convient : il faut maintenant passer à l’échelle. Selon Milla, cela passe par une simplification réglementaire, une accélération des autorisations, des investissements productifs et des marchés publics favorables à l’innovation.

Soutenu par France 2030, et en préparation d'une nouvelle levée de fonds importante, Milla Group aurait sûrement beaucoup de choses à dire à Clément Beaune. 

*dont j'ai fait la connaissance lors du congrès mondial sur les ITS à Bordeaux. C'était en 2015. On reviendra bientôt sur la ZOE autonome qui était exceptionnelle pour son époque.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de vous identifier, pas d'injures svp