Depuis la révélation de son premier modèle électrique, la Luce, la marque au cheval cabré se prend une volée de bois vert sur les réseaux.
Avec le même aplomb que les piliers de bar qui parlent de foot, tout le monde a un avis sur le design et les performances de ce bolide.
Dans les commentaires, j'ai pu lire des critiques sur le prix (500 000 €) par rapport à la concurrence, qu'elle soit chinoise ou américaine. Et bien sûr, le parallèle a été fait avec Tesla qui, en plus, offre la conduite autonome (ce qui est factuellement faux).
S'il y a bien un domaine dans lequel la comparaison tombe à plat, c'est bien celui-là. Une marque comme Ferrari a basé son ADN sur la course automobile, ce n'est pas pour le brader avec de l'IA.
En raison de son positionnement, qui est celui de l'exclusivité et d'une certaine image de la voiture de sport, la firme de Maranello ne peut décemment pas proposer un vulgaire Autopilot (ou FSD). Et ce sera pareil pour Porsche, Lamborghini ou Bugatti.
Sur ce sujet, le patron de la marque, Benedetto Vigna, a déjà annoncé la couleur. Ferrari a bien l'intention de développer les ADAS (systèmes d 'aide à la conduite). Mais il n'y aura jamais de conduite autonome. Volontairement, l'assistance se limitera à un niveau 2+. Dans certains cas, l'électronique pourra prendre le relais, mais sous supervision du conducteur.
Ferrari donnera toujours la priorité au plaisir de conduite, au lieu de laisser un ordinateur enlever tout qui procure des émotions. Et ce sera sans doute d'ailleurs ce que Tesla mettra en avant pour son roadster (si toutefois il sort un jour, les fans attendent depuis 2017).

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