10 juin 2026

BYD prend en charge les dommages en cas de défaillance de son système d'aide à la conduite

Au lieu de rejeter la faute sur ses clients, comme aurait tendance à le faire un certain constructeur américain, BYD assume les performances de sa technologie. 

Lors d’un événement dédié à sa stratégie en matière d’intelligence artificielle, la firme de Shenzhen a annoncé qu'elle prendrait désormais en charge l'intégralité des dommages financiers en cas d'accident avec le système NOA (Navigate on Autopilot). 

Il s'agit de son système d'assistance à la conduite en milieu urbain. Cette couverture complète des sinistres s'ajoute à celle déjà mise en place pour son système de stationnement automatisé. 

09 juin 2026

Stellantis lance un site pilote au Luxembourg avec Pony.ai et Bolt

C'était dans les tuyaux... L'information est désormais officielle : un programme d’essais vise à valider, au Luxembourg, en conditions réelles de circulation, la sécurité, les performances et la conformité réglementaire des véhicules autonomes (Gen-7) développés par le chinois Pony.ai. 

Il se déroule avec l'appui de Stellantis, qui apporte son expertise en ingénierie et en production, avec un fourgon de taille moyenne reposant sur sa plateforme L4-Ready Platform.

Et l'opérateur est Bolt, l'équivalent européen d'Uber. Lequel entend développer des services de mobilité autonome dans les villes européennes, aux côtés de différents partenaires technologiques.

Les Européens pas emballés par le robotaxi, selon une étude commandée par... Xpeng !

Le constructeur chinois a commandé à l'institut néerlandais Improof Research une étude sur la perception par les Européens de l'IA et de son application dans la voiture autonome. 

C'est plutôt instructif : seulement 13 % des personnes interrogées feraient confiance à un véhicule sans chauffeur.

Ce n'est sans doute pas ce qu'attendait Xpeng, car la proportion monte à 70 % dans son pays d'origine. Mais, voyons d'abord le périmètre de l'étude et les questions qui étaient abordées. 

08 juin 2026

La réponse de l'Europe : une initiative transfrontalière pour tester les véhicules autonomes

Certains attendaient peut-être une décision concernant le FSD de Tesla en Europe. Mais en ce 8 juin, ce n'était pas vraiment ce qui était à l'agenda. 

En marge du Conseil des transports au Luxembourg, 18 États membres ont signé une Déclaration conjointe d’intention* pour favoriser l'expérimentation de véhicules autonomes, sur des bancs d’essai transfrontaliers grandeur nature. 

Le texte a été rédigé en collaboration avec le commissaire aux transports durables et au tourisme, Apostolos Tzitzikostas.

J'imagine certains se lamenter encore du retard de l'Europe et de l'urgence d'ouvrir le continent à des robotaxis ou des systèmes soi-disant autonomes. 

L'UITP voit le véhicule autonome comme un levier du transport public

En mai dernier, l'Union Internationale pour le Transport Public (UITP) a publié une note sur la mobilité autonome, qu'on peut consulter ici. 

Un rapport de 16 pages qui est déjà plus étoffé que la note du Haut Commissariat au Plan. 

Ce que dit ce document, c'est que la mobilité autonome ne doit pas se limiter à de l'innovation technologique. Il s'agit de délivrer un service, dans un esprit d'équité. 

Et l'UITP préfère des navettes et des bus autonomes, plutôt que des robotaxis. Pas vraiment une surprise. Ce transport doit être inclusif et plutôt se situer dans la sphère du transport public. 

Il peut pallier par exemple le manque de chauffeurs. 

05 juin 2026

Hertz se lance aussi dans le robotaxi, avec Uber

En dehors des plateformes de VTC (Uber, Lyft, Bolt), de certains constructeurs et de "pure players", je me demandais quand les loueurs allaient prendre part à la bataille qui se prépare. 

Justement, Hertz vient d'entrer dans la danse. 

Dans un communiqué publié fin avril, on apprenait en effet que le loueur s'associait avec Uber dans le domaine des robotaxis. 

Plus précisément, Hertz a créé la société Oro Mobility, dont la vocation est de fournir des solutions intégrées de gestion de flottes dans divers segments de la mobilité. Et celui du véhicule autonome en fait partie.

Le robotaxi peut-il détruire l'industrie automobile (l'alerte de Michel Forissier, ex-Valeo) ?

Cette semaine, j'ai enregistré un plateau pour Mobility TV sur le thème du véhicule autonome (L'Europe est-elle en retard sur les USA et la Chine). Une émission que je vous partagerai quand elle sera publiée.

J'avais autour de moi Marc Amblard d'Orsay Consulting (qui a vécu à San Francisco et connaît bien cet écosystème), Michel Forissier (ex-Valeo) et Serge Gachot (Mondial de l'Automobile). Nous avions aussi sous forme d'une capsule vidéo Benjamin Beaudet (Beti).

A la suite de l'enregistrement, Michel Forissier m'a dit qu'il n'avait pas eu le temps de développer un point qui lui paraissait essentiel : le risque que fait peser le développement des robotaxis sur l'avenir de l'industrie automobile. je lui ai donc proposé de faire un échange audio.