09 juin 2026

Les Européens pas emballés par le robotaxi, selon une étude commandée par... Xpeng !

Le constructeur chinois a commandé à l'institut néerlandais Improof Research une étude sur la perception par les Européens de l'IA et de son application dans la voiture autonome. 

C'est plutôt instructif : seulement 13 % des personnes interrogées feraient confiance à un véhicule sans chauffeur.

Ce n'est sans doute pas ce qu'attendait Xpeng, car la proportion monte à 70 % dans son pays d'origine. Mais, voyons d'abord le périmètre de l'étude et les questions qui étaient abordées. 
L'étude a été menée auprès d'échantillons représentatifs de consommateurs au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Espagne, en Suède et en Pologne. Et ce panel européen a été complété par un échantillon de référence supplémentaire dans les grandes villes chinoises.

L'IA, ça parle à 82 % des Européens. Et pour cause, ils l’utilisent au travail, s’appuient dessus dans les services numériques et interagissent même avec des systèmes alimentés par une intelligence artificielle dans les véhicules de dernière génération. Pourtant, dès que l’IA passe des écrans au monde physique et commence à prendre des décisions dans la vie réelle, la confiance du public s’effondre.


Selon l'étude, 42 à 53 % des Européens se sentent à l’aise avec des fonctions d’assistance à la conduite telles que le régulateur de vitesse adaptatif, la reconnaissance des panneaux de signalisation et le maintien de voie. Mais quand l'IA prend plus de pouvoir, ce n'est pas plus pareil.

53 % accordent peu ou pas confiance à l’IA, dès lors qu'elle prend le contrôle de la conduite ou agit dans des situations d'urgence. Autre chiffre à souligner : la croyance actuelle selon laquelle la mobilité autonome augmente la sécurité ou la durabilité se situe autour d’un sur quatre (25 %).

Autrement dit, ce n'est pas gagné pour faire monter des clients dans les futurs robotaxis. On note d'ailleurs que la principale crainte est la perte du contrôle humain sur les machines (61 %), dépassant les préoccupations concernant la perte d’emplois (46 %).


Xpeng s'accroche à un espoir. Il s'avère que 57 % des Européens affirment que des preuves crédibles des gains en matière de congestion et de pollution procurés par la mobilité autonome les rendraient plus positifs par rapport. La proportion est de 90 % en Chine.

"La confiance se construit lorsque la technologie est sûre, transparente et conçue autour de véritables besoins humains", analyse Brian Gu, le Président de Xpeng. Et d'ajouter : "L’Europe a certaines des attentes les plus élevées en matière de sécurité, de transparence et de responsabilité, ce qui en fait l’un des lieux les plus importants pour l’avenir de la mobilité par IA". 


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